Portail Du Sat
Bonjour à tous

Ceci et votre première visite, alors inscrivez-vous pour avoir accès à tout les sujet du forum, Bonne navigation sur Portail du sat.
Meilleurs posteurs
Admin (4061)
4061 Messages - 36%
meknessi14 (3567)
3567 Messages - 32%
sindbad001 (1381)
1381 Messages - 12%
scott_311 (805)
805 Messages - 7%
rednass (552)
552 Messages - 5%
bogoss (262)
262 Messages - 2%
toto rina (260)
260 Messages - 2%
matelot (156)
156 Messages - 1%
132 Messages - 1%
zadhand (121)
121 Messages - 1%
Connexion
Octobre 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Calendrier

Translator/Traducteur
Partagez
avatar
meknessi14
Super Modérateurs
Super Modérateurs
Messages : 3567
Points : 6376
Réputation : 893
Date d'inscription : 04/07/2014
Age : 34
17042018
Streaming illégal : la contre-attaque des chaînes de sport


Le streaming inquiète les chaînes sportives qui cherchent encore les ripostes efficaces.



Actions en justice, multiplications des offres, négociation directe avec les sites… Pour lutter contre la diffusion gratuite sur le Web d'événements sportifs qu'elle paie à prix d'or, la télévision par abonnement organise la résistance.


A la télévision, l’offre sportive est foisonnante en France. Canal +, SFR Sport, BeIn Sports, Eurosport… autant de chaînes ou de bouquets à cumuler pour pouvoir se mettre du sport plein les rétines. Mais pour l’amateur, l’addition devient très vite salée s’il veut regarder Golden State Warriors-San Antonio en play-offs NBA, Liverpool-Manchester City en Ligue des Champions ou le Grand Prix de Chine de Formule 1. 
Il faut débourser au minimum 50 euros par mois pour profiter de l’ensemble des principales chaînes françaises.


Le streaming illégal, plus connu dans les domaines du cinéma et des séries, sévit également dans le sport. La pratique consiste à visionner depuis son ordinateur des événements sportifs gratuitement. Usant généralement du spam à outrance, ces sites – parfois douteux – proposent une multitude de liens redirigeant vers des programmes sportifs en très léger différé et avec une qualité d’image amoindrie. Le sujet a refait surface de manière spectaculaire en janvier via le compte Twitter du PSG. Eurosport, titulaire d’une partie des droits de la Coupe de France, avait été vivement critiqué après avoir voulu mettre en place un dispositif de diffusion en ligne payant du 32 de finale de Coupe de France Rennes-PSG
. A cela, le club parisien avait tweeté : «Quelqu’un aurait un bon streaming pour ce soir ?»

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Capture d’écran du tweet du compte du Paris Saint-Germain, qui a été très rapidement supprimé par son auteur.
La plupart des amateurs de sports n’ayant pas un accès à l’intégralité des chaînes ont un jour cliqué sur RojaDirecta, site pionnier apparu dans les années 2000. Focalisé sur le sport espagnol, et principalement la Liga (le championnat espagnol de football) à ses débuts, le site s’est rapidement étendu à toute l’Europe pour devenir la bête noire des grandes chaînes sportives et des ayants droit. En 2015, la Ligue de football professionnelle (LFP) entamait un bras de fer avec la maison mère du diffuseur espagnol, la société Puerto 8 Projects. S’en est suivie une bataille juridique, qui n’a toujours pas connu son épilogue. Si le diffuseur espagnol a été condamné à verser 1,4 million d’euros à la LFP, il a depuis fait appel de cette décision, et un pourvoi en cassation reste d’actualité. Une affaire qui résume parfaitement l’impasse. La lenteur des actions juridiques ne suffit généralement pas à rattraper le Web qui voit éclore des dizaines de nouveaux sites lorsqu’un seul d’entre eux se retrouve dans l’œil du cyclone juridique.
Ce que confirme Caroline Guenneteau, directrice juridique de BeIn Sports France. «Nous menons des actions pénales contre des sites identifiés mais ce n’est pas ce que nous privilégions, car les procédures se comptent en mois, voire plus. Le dernier exemple en date est ARTV, où nous avons obtenu la fermeture définitive du site après procédures. Mais ce n’est pas toujours le cas, il suffit de regarder du côté de Roja Directa. Malgré les bonnes décisions de justice, le site fonctionne encore.» Si les procédures sont longues, les mastodontes du sport en France s’avèrent sans pitié avec les «streamers» qui semblent parfois très surpris de se retrouver devant la justice comme en atteste la page d’accueil du fameux site ARTV.
Devant le manque d’impact général des sanctions pénales, le temps est à la réflexion : «Le plus important est de travailler avec les fournisseurs d’accès à Internet, les moteurs de recherche, les hébergeurs et les serveurs afin de trouver des méthodes innovantes et plus rapides pour lutter contre cette pratique et protéger nos contenus, expose Caroline Guenneteau. Nous sommes confiants sur l’efficacité des accords qui peuvent être signés avec tous les acteurs et partenaires sur le Web. Ce qui est sûr, c’est que nous ne préférons pas privilégier la voie des sanctions.»

Fin de l’omerta


Pour les chaînes, le sujet n’est plus aussi sensible que par le passé. Pendant longtemps, évoquer le streaming les effrayait, elles craignaient d’assurer la publicité de la pratique. Dorénavant, on s’active en coulisse mais aussi sous les projecteurs. Dans une interview au quotidien l’Opinion en 2016, le très rare Yousef al-Obaidly, président de BeIn Sports France, acceptait d’en parler et révélait au passage que durant l’Euro 2016, la chaîne avait comptabilisé plus d’une centaine de sites diffusant illégalement les matchs en streaming. L’un de ces sites aurait même été consulté par près de 330 000 visiteurs sur le seul match Allemagne-Italie (en quart de finale de la compétition).
Début janvier, les principales chaînes et ayants droit (dont la majorité des ligues de sports majeurs en France) ont décidé d’attaquer de front le streaming en créant l’Association pour la protection des programmes sportifs (APPS), dont le champ d’action semble tout de même assez flou. Caroline Guenneteau suit l’association depuis son lancement, et pour elle, «l’APPS a pour mission de sensibiliser le public. Beaucoup de personne font du streaming illégal sans même savoir que ça l’est».
Du côté des petits «streamers», c’est avant tout le côté universel du sport et sa gratuité qui sont mis en avant. Eric (1) diffuse du sport en ligne depuis trois ans maintenant, et c’est à peu près tout ce qu’il accepte de dire sur lui. Il demande également de taire le nom du site qui «n’a jamais eu de problème avec les ayants droit». Il s’explique sur sa pratique : «Il est de plus en plus difficile d’avoir accès aux images des rencontres pour les passionnés, et nous essayons de pallier cela. Le sport est populaire et c’est dommage que seule une partie de la population puisse y avoir accès. S’il avait fallu payer pour voir la Coupe du Monde ou les JO, je ne suis pas sûr qu’aujourd’hui ces événements auraient encore la capacité de rassembler et de créer une forme de cohésion sociale.» 
Un argument démonté en bloc par Caroline Guenneteau : «Il faut arrêter de croire que le sport est gratuit. Sans diffusion payante, il n’y a plus de sport. Lorsque vous regardez Roland-Garros sur France Télévisions, c’est un service payant par le biais de la redevance. C’est pareil pour nous, sauf que c’est un abonnement.»

Des alternatives outre-Atlantique


Si la diffusion de vidéos gratuites après les matchs par les ayants droit, sur YouTube et Dailymotion, paraît être le choix privilégié depuis quelques années par les ligues et les chaînes sportives en France, d’autres solutions existent. La Ligue nationale de basket américain (NBA) a créé son NBA League Pass. Une offre segmentée, fonctionnant sur le principe de l’abonnement mensuel ou annuel qui permet d’accéder, au choix, à tous les matchs de la saison, uniquement aux matchs de son équipe favorite ou à huit matchs par mois. Un modèle qui fonctionne pour la NBA mais aussi pour les autres sports populaires outre-Atlantique : la NFL pour le football américain et la NHL pour le hockey sur glace. Un modèle qui n’empêche pas la NBA de continuer à vendre ses matchs aux chaînes de télévision américaines comme TNT, ABC ou encore ESPN.
Et un modèle qui n’empêchera pas non plus aux plus malins trouver des chemins de traverse pour regarder la NBA sans débourser un centime…

Partager cet article sur :diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum